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Queue d'arondes |
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Un des plus anciens assemblages de coins, cette technique a deux avantages majeurs :
- avec le tassement inévitable de toute construction en bois massif, les queues d'aronde travaillent véritablement en verrouillant les coins. En d'autres mots, plus la construction se tasse et vieillit, plus les coins deviendront solides;
- les angles de coupe de la queue d'aronde obligent l'eau à s'évacuer en permanence vers l'extérieur du coin, évitant ainsi les infiltrations et la stagnation de l'eau. |
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Un autre avantage réside dans l'esthétique finale car il n'y a plus de coins débordants à la construction.
L’assemblage en queue d’aronde se retrouve dans tous les pays où la tradition bois est un art de vivre. Appelé aussi «dovetail corner» dans les pays anglo-saxons, il est et reste un « must » de la construction bois massif.
A l'heure du "Time is money" et du nivellement par le bas des traditions et du savoir-faire, nous voulons faire revivre la queue d'aronde. Nos charpentiers ont appris leur métier de père en fils et nous avons commencé nos premières constructions en travaillant les queues d'aronde à la main. Avec le temps, nous avons modifié et mis au point des machines pour nous aider dans cette tâche précise . |
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Le système poteaux poutres |
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• Nous employons la technique poteau poutre pour les extensions de maisons et dans d’autres cas spécifiques.
En effet, il est indispensable qu’en toutes circonstances le tassement du bois massif soit parfaitement maîtrisé, surtout si nous mélangeons des matériaux d’origine différente.
L’habillage entre nos poteaux verticaux se fait avec des madriers massifs de 80mm ou 45mm d’épaisseur.
Ceux-ci s’emboîtent sur le poteau avec des papillons queue d’aronde en chêne ce qui permet de contrôler les tassements et de laisser ce travail se faire librement au gré des variations d’humidité.
La rigidité de l’ensemble de la construction est donnée par la charpente et par les chevilles en chêne que nous posons tous les 1,5m à travers les madriers.
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Séchage |
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Le séchage a une grande importance dans la construction en bois massif et cela commence par le respect des périodes de coupe. Nous coupons nos bois en période hivernale, à une altitude entre 1 000 et 1 500 m.
Après le débit en scierie, nos bois sèchent à l'air libre entre deux mois et un an pour abaisser l'humidité jusqu'à 25 - 30%. Ceci nous permet d'éliminer, en grande partie, les contraintes et tensions à l'intérieur des bois avant le séchage artificiel.
Dès que le bois arrive à cette humidité, nous commençons le séchage artificiel, dans nos installations. Nous avons fait le choix d'un système de séchage le plus proche d'un séchage naturel : des déshumidificateurs - pompes à chaleurs à basse température (± 40°C).Le temps de séchage est plus long que dans un séchoir à haute température, mais ceci nous garantit des bois de très bonne qualité avec une humidité homogène dans toute l'épaisseur (jusque 80mm) du bois.
L'humidité finale de nos bois de gros œuvre est entre 15% et 18%. Pour les menuiseries intérieures, cette humidité est ramenée à 12%. Seuls ces taux d'humidité garantiront une stabilité structurelle des fibres du bois et empêcheront les poutres de se déformer |
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Bardeaux |
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C'est uniquement oralement et par la pratique que le couvreur-artisan transmet son savoir-faire ancestral sur les propriétés du bois, la manière de le fendre pour confectionner les bardeaux, et la technique extrêmement raffinée de la pose finale.
D’une part,nous avons fait le choix des bardeaux épicéa fendus à la main pour plusieurs raisons qui "découlent" et "s'imbriquent" les unes dans les autres :
bois de très bonne qualité, exempt de tout défaut (croissance lente, cernes très serrées, fil droit)
lors du fendage, les fibres du bois restent intactes
l'eau s'écoule sans pénétrer dans le bois
ceci assure un écoulement des eaux beaucoup plus rapide
la durée de vie d'un toit en bardeaux est très grande.
D’autre part, notre choix s’est dirigé vers les bardeaux en cèdre plus communément appelé shingles. La célébrité du cèdre n’est plus à faire à partir du moment ou la pose est faite dans les règles de l’art. Réputé imputrescible, le cèdre marie la longévité à l’esthétique. Un choix que vous n’aurez jamais à regretter.
La durée de vie d'un toit en bardeaux est en fonction de l'essence utilisée et de la pente du toit.
Il est faux de considérer le "grisage" du bois comme une altération. Il s'agit d'un processus normal qui fait d'ailleurs l'un des charmes du matériau. Les sels minéraux remontent à la surface du bois où ils forment une couche protectrice naturelle, donnant une couleur grise au bois.
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Bardeaux : la fente |
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L'abattage des arbres, tout comme la fabrication, sont des travaux réservés à la mauvaise saison (environ depuis le mois de novembre), c'est à dire dès que la sève est descendue. Sinon le bois deviendrait noir. Un ouvrage en tavillons, ça ne s'improvise pas au dernier moment. Cela requiert de la part du client une décision préalable, car on ne peut pas recouper de bois après la saison de coupe.
Le tronc est coupé en morceaux à la longueur désirée, appelés "meule". Ceux-ci sont ensuite débités en quartiers appelés "moggias", puis écorcés à la hache.
On ne coupe jamais la veine du bois sur la partie exposée aux intempéries. Seuls les tavillons fendus résisteront à l'usure du temps, l'eau s'écoulant sans pénétrer à l'intérieur du bois. Si on utilisait le sciage, l'eau ferait "pourrir" rapidement le bois.
Sitôt fendus, les tavillons sont arrangés de manière à reconstituer les "moggias" d'origine, puis regroupés en paquets comme les "meules" d'origine, puis ficelés avec des fils de fer. Ces paquets sont ensuite rangés dans un endroit abrité, par exemple sous un avant-toit.
En cas de stockage prolongé, les tavillons sont trempés durant une journée dans un bassin rempli d'eau avant d'être utilisés, ceci afin d'éviter un éclatement lors du "clouage".
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Bardeaux : Le choix de l'arbre |
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On utilise les essences forestières disponibles sur place: sapin rouge ou épicéa dans les Préalpes, Jura et Plateau suisse; mélèze par exemple en Valais; châtaignier dans le centre de la France; cèdre rouge au Canada. On trouve aussi le chêne en France, mais plutôt au XVIIème siècle.
Seul le bois de première qualité répond aux exigences du tavillonneur. Un certain nombre de critères, comme l'observation, la connaissance des conditions forestières locales et l'intuition du tavillonneur sont à connaître. Le tavillonneur connaît les bons endroits, regarde pousser les arbres et transmet ses observations à celui qui lui succédera. Voici quelques critères:
a. Les écailles de l'écorce doivent être alignées
b. Un sapin dont les branches se dirigent contre le bas se prêtera mieux à la "fente"
c. On choisit de préférence les fonds de vallées, où les arbres ne sont pas soumis à l'action des vents
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